L’asile colis se facture au mille encarts insérés. Vous payez un prix pour mille exemplaires glissés dans les colis d’un expéditeur partenaire. Ce prix au mille, facturé par l’expéditeur, ne couvre que l’insertion physique de l’encart dans le colis. L’impression des encarts et leur routage vers l’entrepôt s’ajoutent au prix au mille et forment, avec l’insertion, le coût complet d’une opération d’asile colis.
Les trois postes de coût d’une opération d’asile colis
Une opération d’asile colis additionne trois postes de coût : l’insertion facturée au mille par l’expéditeur, l’impression des encarts, et le routage des encarts imprimés jusqu’à l’entrepôt qui prépare les colis. Le prix au mille annoncé dans une grille tarifaire ne représente donc jamais le budget complet de l’opération.
| Poste | Qui facture | Ce que le poste couvre | Unité de facturation |
|---|---|---|---|
| Insertion | L’expéditeur partenaire ou sa régie | La mise sous colis de l’encart en entrepôt | Prix au mille encarts insérés |
| Impression | L’imprimeur | Le calage, le papier, l’impression, le façonnage et le pliage | Prix au mille exemplaires imprimés |
| Routage | Le routeur ou le transporteur | La palettisation et la livraison des encarts à l’entrepôt | Forfait par livraison ou par palette |
Le poste impression dépend des arbitrages de format et de papier détaillés dans la page consacrée à la création de l’encart.
Chiffrage sur mesure
Et concrètement, ça coûte combien ?
Le montant dépend du partenaire retenu, du volume engagé, du format et de la période : aucune grille publiée ne serait juste pour votre cas. Un chiffrage se construit sur votre situation, et il est gratuit.
Quelles variables font monter ou baisser le prix au mille ?
Le prix au mille d’un asile colis dépend de la qualité de la base de l’expéditeur, du format et du poids de l’encart, de l’exclusivité de catégorie demandée, de la période de diffusion et du volume engagé. Deux expéditeurs d’un même secteur affichent rarement le même prix au mille.
- Qualité de la base : un expéditeur dont les clients achètent souvent, et cher, facture son insertion plus cher qu’un expéditeur à panier faible.
- Format et poids : plus l’encart est lourd et encombrant, plus l’encart pèse sur le colis de l’expéditeur, et plus l’insertion et le routage coûtent cher.
- Période de diffusion : les pics de trafic colis (rentrée, fin d’année) concentrent la demande d’insertion et tirent le prix au mille vers le haut.
- Exclusivité de catégorie : toute exclusivité accordée majore le prix au mille.
- Volume engagé : le prix au mille baisse quand le volume monte.
- Type d’emplacement : un encart libre dans le colis ne se facture pas comme un encart glissé dans la pochette documents ou agrafé au bon de livraison.
Comment se négocie l’exclusivité de catégorie ?
L’exclusivité de catégorie se négocie sur le périmètre et sur la durée avant de se négocier sur le prix. En accordant cette exclusivité, l’expéditeur renonce à vendre le même emplacement à vos concurrents. Il facture ce renoncement, puisqu’il ferme une part de son inventaire pendant toute la période couverte.
Le mécanisme se comprend d’abord côté expéditeur. Chaque emplacement dans un colis se vend une seule fois. Un expéditeur qui vous accorde l’exclusivité sur votre catégorie s’interdit d’y placer une offre concurrente, donc renonce à des recettes encaissées autrement. La majoration demandée traduit ce manque à gagner, pas un service supplémentaire rendu.
Deux paramètres commandent le niveau de cette majoration. Le périmètre d’abord : une catégorie large ferme beaucoup d’annonceurs potentiels et coûte davantage qu’une catégorie étroite, cadrée sur votre segment réel. La durée ensuite : une exclusivité qui court sur une saison entière immobilise l’inventaire plus longtemps qu’une exclusivité limitée à votre seule vague. Faites chiffrer l’offre avec exclusivité et sans exclusivité, sur un périmètre large puis sur un périmètre resserré, et arbitrez sur l’écart obtenu.
Le point décisif se joue au contrat. Le périmètre exclu s’écrit noir sur blanc : la catégorie couverte et ses limites, la durée exacte de l’engagement, et le sort des encarts déjà réservés par des concurrents avant votre accord. Sans cette clause, une exclusivité payée se découvre incomplète le jour où un encart concurrent voisine le vôtre dans le même colis, et le recours devient difficile.
Quel est l’effet du volume sur le prix au mille ?
Le volume fait baisser le prix au mille sur les trois postes, mais pour des raisons différentes. L’impression porte des frais de calage indépendants du tirage, le routage suit une logique de paliers, l’insertion se négocie en dégressivité. Une petite vague supporte donc mécaniquement un coût unitaire élevé.
Le calage d’impression explique l’essentiel de l’écart. Préparer une presse, monter les plaques, régler les encres et valider les premières feuilles représente un travail identique que le tirage soit court ou long. Ce travail se paie une fois, quel que soit le nombre d’exemplaires produits. Réparti sur un petit tirage, il écrase le coût unitaire. Réparti sur un tirage long, il devient marginal et le prix au mille se rapproche du coût du papier.
Le routage obéit à une logique de paliers plutôt qu’à une progression continue. L’unité de transport reste la palette, et une palette partiellement remplie se facture comme une palette pleine. Compléter un chargement entamé coûte donc peu, tandis que franchir le palier suivant fait sauter la facture d’un cran. Caler le tirage sur le remplissage réel des palettes évite de payer du vide.
L’insertion se négocie en dégressivité : l’expéditeur consent un meilleur prix au mille à mesure que le volume engagé monte, parce qu’un engagement large sécurise son planning d’entrepôt. Conséquence pratique pour une vague de test : cette vague se juge sur sa capacité à valider une hypothèse, partenaire, offre ou création, et non sur son coût unitaire, par construction le plus élevé de toutes vos vagues.
Comment budgéter une première vague d’asile colis ?
Budgéter une première vague d’asile colis suppose de chiffrer les trois postes séparément, puis de les ramener au volume inséré pour obtenir un coût complet au mille. L’ordre de travail compte : le volume se fixe d’abord, car le volume conditionne le prix au mille de chaque poste.
- Fixez le volume de la vague, en tenant compte du volume minimum accepté par l’expéditeur.
- Demandez le prix au mille d’insertion pour ce volume précis, avec et sans exclusivité de catégorie.
- Chiffrez l’impression pour le tirage exact, majoré du sur-tirage réclamé par l’entrepôt.
- Chiffrez le routage vers chaque entrepôt concerné, livraison par livraison.
- Additionnez les trois postes, puis divisez par le volume inséré pour obtenir le coût complet au mille.
- Rapportez ce budget complet à l’objectif de clients recrutés pour obtenir le coût de recrutement visé.
Réservez une ligne pour les frais annexes : maquette, bon à tirer, échantillon soumis à l’expéditeur pour validation technique. Le principe de construction du budget vaut pour tout le média, décrit dans la page mère consacrée à l’asile colis.
Les erreurs de budgétisation classiques
Deux erreurs de budgétisation reviennent en asile colis : ne retenir que le prix au mille de l’insertion, en oubliant l’impression et le routage ; et juger l’opération au coût du contact touché au lieu du coût de recrutement d’un client. Ces deux erreurs faussent la comparaison avec les autres médias.
La première erreur produit une facture supérieure au budget voté, parfois d’un écart suffisant pour annuler la rentabilité de la vague. La seconde erreur produit une conclusion fausse : le coût du contact touché ne dit rien de la performance, seul compte le rapport budget complet divisé par nombre de clients recrutés. Deux erreurs secondaires méritent aussi votre attention : oublier le sur-tirage exigé par l’entrepôt, qui gonfle le tirage réel au-delà du volume inséré ; et comparer un prix au mille avec exclusivité de catégorie à un prix au mille sans exclusivité, ce qui revient à comparer deux offres différentes. Le calcul du coût de recrutement et le protocole de suivi sont détaillés dans la page consacrée à la mesure des résultats.
Questions fréquentes sur le budget d’une opération d’asile colis
Quatre questions reviennent sur le budget d’une opération d’asile colis : le périmètre exact du prix au mille, le sur-tirage à prévoir, le délai entre la réservation et l’insertion, et la négociation de l’exclusivité de catégorie. Les réponses ci-dessous valent pour une opération standard en France.
Le prix au mille inclut-il l’impression de l’encart ?
Non. Le prix au mille facturé par l’expéditeur couvre l’insertion en entrepôt. L’impression et le routage restent à votre charge, auprès de vos propres prestataires. Demandez systématiquement à l’expéditeur ce que son prix au mille inclut avant toute comparaison entre deux offres.
Faut-il imprimer plus d’encarts que de colis prévus ?
Oui. Les entrepôts réclament un sur-tirage pour couvrir la casse en ligne de conditionnement et les écarts de prévision de volume. Ce sur-tirage se chiffre sur le poste impression et doit figurer dans le budget dès le départ, pas au moment de la facture.
Combien de temps entre la réservation et l’insertion ?
Le délai entre la réservation d’un volume et la première insertion se compte en semaines, pas en jours. Ce délai cumule la validation technique de l’encart par l’expéditeur, le temps d’impression et le temps de routage vers l’entrepôt. Une vague de fin d’année se réserve donc bien avant la saison.
L’exclusivité de catégorie se négocie-t-elle ?
Oui, sur le périmètre autant que sur le prix. Un périmètre étroit et une durée courte réduisent la majoration demandée par l’expéditeur. Chiffrez toujours l’offre avec et sans exclusivité de catégorie, puis arbitrez selon le nombre de concurrents déjà présents chez cet expéditeur.
Audit du mix · acquisition → fidélisation
Comment vos canaux travaillent-ils ensemble ?
L’audit cartographie le rôle de vos médias payants, propriétaires et partenaires, de l’acquisition à la fidélisation. Il met leurs coûts et leurs contributions sur une base comparable, puis identifie les enchaînements à tester.
Écrit par Jérémy Husser, Expert Marketing chez Maetva. Dernière mise à jour : 31 juillet 2026.